Jésus Christ : une raison pour vivre !

« Pour moi, la vie, c’est le Christ ! »

Ph 1,21

 

Il faut être motivé pour faire quelque chose de transcendant. Certains appellent cette motivation « spiritualité » ; telles sont les valeurs qui confèrent l’énergie et l’orientation de l’action. Elles s’expriment parfois par un slogan. Pour Saint Paul, cette phrase se synthétise dans l’expression : « Pour moi, la vie, c’est le Christ ».

 

La personne de Jésus de Nazareth a séduit Paul de manière telle qu’elle recouvre tout son être, avec ses espérances et ses aspirations, son cœur, son intelligence et sa volonté. Tout le passé et tout l’avenir de l’Apôtre gravitent autour de Jésus, qui donne un sens à toute sa vie, même à ses souffrances.

 

Mais le Jésus qui a séduit Paul est le Jésus de la Croix, aussi déclare-t-il résolument : Je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié (cf 1 Co 2,2), scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, il est puissance de Dieu et sagesse de Dieu (1 Co 23-24). C’est pourquoi il ne se glorifie de rien sinon dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ (cf Ga 6, 14). Ce qui fascine Paul, c’est qu’une personne s’est livrée à la mort pour lui, ou mieux, à sa place : Il ne peut résister à un si grand amour et répond sans réserve ni condition. Des années auparavant il avait déclaré une guerre à mort dans laquelle le vaincu devait mourir. Lorsque l’orgueilleux pharisien gît à terre, vaincu, il reçoit la révélation que Jésus est mort sur la croix à sa place, pour que lui-même ait la vie. Aussi déclare – t – il : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi (Ga 2,20).

 

Carlos Mesters, bibliste latinoamericain, affirme que quand à Damas, Paul recommence à voir, rien n’avait changé dans le monde autour de lui, mais tout a changé à ses yeux. Quand il arrive à Corinthe, il n’y avait rien de différent dans cette ville. C’était une ville comme toutes celles qu’il connaissait. Mais au dedans de Paul, quelque chose a changé. A partir de sa propre faiblesse à Athènes, il commence à regarder les pauvres et les esclaves d’un œil différent, discernant en eux une révélation et un appel de Dieu. Et jamais, pas plus à Damas qu’à Corinthe, il n’a accepté que la routine reprenne le contrôle de sa vie : même après des années d’attente (Ga 1,1), il est prêt lorsque la Parole de Dieu se fait entendre clairement à travers l’appel de Barnabé et de la communauté (Ac 11, 25 ; 13,2).

 

Il peut vous arriver qu’après une retraite, une conférence, un moment fort de prière, vous rentres chez vous et vous constatez que tout continue comme avant, rien n’a changé, mais vous ne vous y retrouvez de la même manière ; en vous, quelque chose a changé.  D’où un certain danger. En retrouvant vos choses comme avant, il est possible que vous-même finissiez par revenir à ce que vous étiez et que la routine, de nouveau, s’empare de votre vie. L’expérience resterait dans votre mémoire comme un souvenir agréable sans plus.    

 

En ces moments il faut fréquenter la Bible, reprendre ces phrases qui ont donné une nouvelle lumière à vos vies, et que Jésus à travers sa Parole devienne le moteur, la raison de vos vies !

 

Fréquenter la Bible, c’est aller rencontrer un ami. Au retour, il nous reste toujours dans les yeux quelque chose qui nous aide à mieux comprendre la vie et à mieux affronter la lutte.